Commanderie de Saint-Antoine de Marcolès

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Sur "A MOI AUVERGNE" n° 33, 3° trimestre 1985, six pages faisaient état d'un article :

"Aperçu sommaire de quelques vestiges des ordres hospitaliers et commanderies établis en Auvergne" par Yves Ogier, n°655 du C.G.H.A.V.

Les chapîtres évoquent : l'Ordre Malte, du Temple, Hospitalier de Saint-Antoine de Viennois ; les commanderies en Auvergne, avec celle de Saint-Antoine de la Feuillade à Vernols et ......... celle de Saint-Antoine de Marcolès.

Pour cette dernière qui nous intéresse plus spécialement, environ une page lui est consacrée avec l'énumération par ordre chronologique des évènements les plus marquants depuis sa fondation vers 1200 par le baron de Calvinet, jusqu'à son union en 1703 au monastère de Montsalvy, sur ordre de Louis XIV. Il y est dit par exemple qu'en 1523 la commanderie a comme prieur noble Jean de Méallet de Vitrac, qu'en 1658 Bernard Berenguier de Conquans y est nommé commandeur, etc...

On y découvre aussi l'origine du nom Saint-Antoine, protecteur du "feu sacré". La commanderie de Saint-Antoine, à mi-chemin des forts de Marcolès et de Leynhac dépendait à cette époque de Marcolès.

"Vers 1200, fondation de la commanderie par le baron de calvinet, dans 'immense forêt des Coufous, à mi-chemin des forts de Marcolès et de Leynhac, près de l'endroit où la Peyrada, la route venant des montagnes et d'Aurillac, fusionne avec la route des crêtes venant de Saint-Flour pour gagner Figeac et le Quercy, et où est perçu un droit de draye sur le bétail gros et menut qui y passe en transhumance.

En 1544 la commanderie est en partie détruite par les Huguenots.....reconstruite en partie 40 ans plus tard................

En 1703 par ordre de Louis XIV la commanderie est unie au monastère de Montsalvy et devient un simple prieuré dont le titulaire, nommé par le Prince de Monaco (1), garde le titre de commandeur. Elle n'a plus alors aucun lien avec l'abbaye de St Antoine du Viennois et l'ordre des Antonins...etc..."

A St Antoine (2) une église y est mentionnée au XIII° siècle :

"Au fil des ans, un village d'une vingtaine de feux s'installe aux alentours de la commanderie. Des pélérinages à l'église de St.Antoine en l'honneur du saint protecteur des "pauvres ardents' ont lieu, semble-t'il, dès la fin du XIII°siècle ; ils se multiplient par la suite quand St.Antoine devient le protecteur de nombreuses maladies, en particulier lors des épidémies de peste.

On y vient de toute la région depuis Aurillac et Ytrac. Au XV° siècle, le 17 janvier, fête de St. Antoine, de nombreux marchands forains viennent installer leur étal...etc..."

Les armes de la commanderie de St.Antoine de Marcolès sont " d'argent à une croix de sable au pied de laquelle passe un sanglier de même".

Dans les relevés de l'ordre à la fin du XIV°siècle, l'Auvergne est partagé en deux commanderies régionales : 1) Frugères-Les-Mines en Haute-Loire. 2) Boutiers-Saint-Trojan en Charentes, à 5 kms de Cognac, dont dépendaient les commanderies de St. Antoine de Marcolès et de Vernols dans le Cantal.

St Antoine n'a jamais été sous l'Ancien régime une paroisse au sens ou l'entendait le découpage administratif d'alors elle l'est devenue ensuite, après la Révolution, quand l'Eglise n'a plus eu la haute-main sur l'organisation administrative du pays.

St-Antoine, hameau de Leynhac, est devenu une commune après 1790. St-Antoine n'a jamais rien eu à voir avec Marcolès au niveau du découpage administratif. St Antoine était par ailleurs connu pour ses foires, c'est d'ailleurs sans doute pour cette raison que les notaires Bardy, originaires de St-Etienne de Maurs, s'y sont installés. C'est en 1840 que Saint-Antoine devient une commune indépendante de celle de Leynhac.

De nos jours, de par la volonté des habitants de St Antoine, les enfants de St Antoine vont à l'école à Marcolès, les paroissiens à l'église de Marcolès, et en cas d'obsèques ou mariage, c'est le prêtre de Marcolès qui va à St Antoine; la plupart des associations sont communes aux 2 villages.

Il y a encore une "procession" chaque année vers l'église de St Antoine: départ Marcolès, arrivée St Antoine, à pied (5 km). Le St patron de Marcolès est St Antoine



(1) Prince de Monaco : par le traité de 1643 (?), il est devenu seigneur de la baronnie de Calvinet et comte du Carladès (entre autres choses dont seigneur de St-Rémy de Provence et des Baux...).Le roi lui a cédé cette vicomté érigée pour l'occasion en comté pour le dédommager de ses pertes territoriales espagnoles qu'il avait dù subir du fait de sa prise de position en faveur du roi de France (Louis XIII) contre l'Espagne. Voir sur le sujet le site de Carladès (voir l'adresse à la liste des sites).

(2) Vers la fin du Xème siècle, le corps de St Antoine, transporté de Constantinople par un seigneur dauphinois, fut déposé dans l'église priorale de la Motte-St-Didier (appelée depuis St Antoine de Viennois) laquelle devint chef d'ordre et eut plusieurs commanderies sous dépendances parmi lesquelles on compte celle de St Antoine, canton de St Mamet. A partir de ce moment, son culte se répandit très rapidement en France. Ytrac lui dédia une chapelle et un autel dans l'église de St Julien. Nous ne connaissons pas assez l'histoire pour conjecturer la date même approximative de l'introduction de son culte chez nous... Il est dit ensuite que l'on pense que la terrible épidémie de peste de 1628 à 1630 poussa les paroissiens d'Ytrac à se mettre sous la protection du saint patriarche qui avait le pouvoir d'éteindre les ardeurs mortelles qui consumait les corps. Ce fut là, sans doute, l'origine de ce grand rassemblement de pélerinages qui porta les fidèles à aller vénérer ses reliques dans le sanctuaire de St Antoine, près Marcolès, dépendant de la célèbre abbaye viennoise.. « Avant la Révolution, il s'y faisait un concours prodigieux. On y venait en procession de toutes les paroisses des environs jusque d'Ytrac, comme on le voit par un titre conservé dans les archives de l'Eglise de Marcolès où il est dit que la procession d'Ytrac, venant de St Antoine, entra dans l'église de Marcolès pour y vénérer les reliques de St Martin ». La Révolution vint arrêter cet «élan de foi et de piété et fit disparaître l'autel, la chapelle et le culte du créateur de la vie cénobitique. (Que voilà un joli mot, le dictionnaire disant qu'un cénobite est un moine qui vit en communauté)