Monument aux morts pacifiste

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Inscription sur le monument aux morts de Gy l’Évêque

Un monuments aux morts dit « pacifiste » ou d'inspiration « pacifiste » s'éloigne de la glorification patriotique des soldats morts pour leur patrie pour mettre en avant une condamnation de la guerre et/ou de son gâchis.

La forme de cette condamnation peut varier, elle peut être sans aucune ambiguïté, comme sur le monument de Gentioux (Duburgt maître de l'œuvre et Jules Pollacchi sculpteur) et sa plaque « Maudite soit la guerre », sur le monument aux morts d'Équeurdreville-Hainneville ou la même inscription « Maudite soit la guerre » est gravée ou encore sur le monument aux morts de Saint-Martin-d'Estréaux (Jean Baptiste Picaud sculpteur). Elle peut aussi mettre en avant le chagrin, la douleur, l'énormité du gâchis.

Pleureuse, scène de recueillement, soldat agonisant comme sur les monuments du sculpteur Ernest Gabard
Le visage de Pierre Schnegg, disparu dans la Bataille du Chemin des Dames, le fils du sculpteur Gaston Schnegg, représenté sur le monument aux morts de Quinsac en Gironde, le visage d'un enfant perdu parmi des centaines de milliers d'autres, le visage de sa terreur seul devant la mort[1]
les Fantômes de Paul-Maximilien Landowski, fantômes figés par la souffrance[2].
Le paysan de la montagne ardéchoise, solide, trapu, musclé, maintient contre lui sa femme, douloureuse et pensive, tenant en main le souvenir matériel de son enfant. [3]

Annexes

Liens

Notes et références

  1. http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/2007/11/quinsac.html
  2. Paul Landowski La pierre d'éternité, Somogy Editions, édité à l’occasion de l’exposition présentée à l’Historial de la Grande Guerre à Péronne, dans la Somme, du 2 mars au 25 avril 2004 - collectif, dir. Thomas Compére- Morel
  3. Monument aux morts de Joyeuse (07), de Gaston Dintrat